Le bilan 2015 de la sécurité routière de l’Observatoire National Interministériel de la Sécurité Routière (ONISR)

publié le 26 janvier 2017

L’observatoire national interministériel de la sécurité routière (ONISR) recueille et publie les données relatives à la sécurité routière. La présentation téléchargeable concerne les chiffres de l’accidentalité routière 2015.
Les données présentées sont issues de l’exploitation des fichiers BAAC, mais aussi du registre du Rhône, afin d’avoir un éclairage complémentaire sur les blessés accidentés et leurs lésions, et également sur les victimes d’accidents sans tiers (les cyclistes et les motocyclistes) qui sont sous-enregistrées dans le BAAC.

Les principaux chiffres
70 % des blessés graves sont des usagers vulnérables,
43 % des blessés graves sont des usagers de deux-roues motorisés.

Les poids lourds protègent leurs occupants sous réserve que ceux-ci portent leur ceinture ; ce sont surtout les passagers qui ne les mettent pas.

La part des automobilistes tués de plus de 65 ans augmente nettement depuis 2010 (19 % en 2010, 25 % en 2015). Les hommes sont plus spécialement concernés dans la tranche 65-74 ans. Au-delà de 75 ans, la part des femmes augmente, en tant que passagères mais aussi conductrices, en raison de leur part plus importante dans la population.

La part du facteur alcool augmente : on relève la présence d’alcool (> 0,5 g/l) dans 30,5 % des accidents mortels en 2015, contre 28,3 % en 2014.
Et dans 22,8 % des accidents mortels, un des impliqués est positif aux stupéfiants.

On dispose aujourd’hui des premiers résultats du codage des accidents dans le fichier APAM 2014- 2015 – auteurs présumés d’accidents mortels – . 83 % des APAM sont des hommes. Les facteurs d’accidents principaux sont la vitesse, l’alcool, le non-respect des priorités, les stupéfiants et l’inattention. Les facteurs « prise de risque » (vitesse, alcool, stupéfiants, conduite dangereuse) sont plus souvent trouvés chez les hommes que chez les femmes.

L’analyse des données BAAC selon l’âge fait ressortir que les automobilistes âgés de 18 à 24 ans et ceux de 75 ans et plus sont plus souvent présumés responsables dans les accidents mortels où ils sont impliqués.

La mobilisation des forces de l’ordre en matière de lutte contre le terrorisme est vraisemblablement à l’origine de la légère diminution des infractions relevées (-2,3%). Le nombre de dépistage alcool reste cependant élevé (10,12 millions en 2015). On constate plus de délits, notamment les délits de fuite (+14,4 %).

Présentation du bilan 2015 (format pdf - 1.2 Mo - 24/01/2017)

Bilan 2015 en ligne sur le site de la Sécurité Routière.