QR3 - 07/05/2009 Vélos

publié le 25 mai 2009 (modifié le 15 juillet 2009)

Faut-il séparer ou mélanger les cyclistes au trafic automobile ?



Faut-il séparer ou mélanger les cyclistes au trafic automobile ?

Séparer ou mélanger les cyclistes au trafic automobile est l’un des principaux choix auquel est confronté le gestionnaire lors de la conception ou du réaménagement d’un tronçon de voirie.

De nombreux facteurs peuvent intervenir dans le choix du type d’aménagement cyclable. Toutefois, tout le monde reconnaît que l’usage de la bicyclette est difficile lorsque la vitesse et/ou le volume de trafic motorisé sont élevés. C’est pourquoi, le choix se fait principalement en fonction de ces deux facteurs.

Ainsi, suivant les objectifs fixés par la collectivité, il est possible d’identifier deux approches couramment rencontrées :
la création d’une « zone 30 » ou d’une « zone de rencontre » qui ne nécessite pas d’aménagement spécifique en faveur des vélos ; la modération de la vitesse suffit à faire cohabiter véhicules motorisés et vélos sur le même espace, en toute sécurité ; la réalisation d’aménagements spécifiques de type bandes ou pistes dès lors que la vitesse limite autorisée est supérieure à 30 km/h et/ou que le trafic notamment poids-lourds est important.

La vitesse et la densité ne sont pas les seuls facteurs à prendre en considération. Il faut également tenir compte d’autres paramètres dont le poids peut varier en fonction des circonstances locales (spécificités des usagers, intensité du trafic cycliste, composition du trafic, situation existante, espace disponible, types de stationnement, ...). Ainsi, la présence d’un public scolaire peut justifier à elle seule, des aménagements spécifiques quelle que soit la vitesse limite autorisée.

Pour en savoir plus :

Recommandations pour les aménagements cyclables - Certu - 2008

Recommandations pour les itinéraires cyclables - Certu - 2005

La signalisation des aménagements et des itinéraires cyclables - Certu - 2004